Le Moteur Cassé 1 / 2 / 3 NOVEMBRE 2013

Le Moteur Cassé…

…bilan sur une venue au monde

Un spectacle de Hic sunt Leones

  • Texte                           Ulysse Barbry et Nicolas Bossu
  • Mise en scène             Ulysse Barbry
  • Création Graphique            Ferdinand Barbier
  • Costumes                     Sarah Dupont
  • Mise en mouvement             Jacqueline Millon
  • Création des accessoires et marionnettes Morgane Barbry et Ulysse Barbry
  • Avec                            Nicolas Bossu

La Génèse

A l’origine de ce texte, il y avait le désir profond de créer ensemble ce tout premier spectacle de Hic sunt Leones, forts de notre amitié et de notre parcours commun. Nous nous sommes rencontrés par le théâtre il y a maintenant dix ans, dans le cadre des cours donnés à la villa Saint-Cyr par Delaury Formation, à Bourg-la-Reine. Nous avons partagé de nombreux projets amateurs et passionnés, avant de suivre des formations professionnelles différentes.

 Aujourd’hui au commencement de notre vie d’acteurs, de notre vie d’adultes, nous nous retrouvons pour créer de toutes pièces ce spectacle, par lequel nous comptons dire notre engagement et nos espoirs. Nous parcourons dans ce texte les territoires de la poésie lyrique tant que prosaïque, nous travaillons avec notre humour autant qu’avec nos souffrances, et nous voulons parler tant du théâtre que de la vie. Nous voulons vivre ce spectacle pour «Parcourir [notre] humanité».

Le propos

L’envie nous tenait de pouvoir parler du monde tel qu’il est, concrètement autour de nous, tout en cherchant à dégager immédiatement un regard singulier. Nos premières sources d’inspiration en la matière furent les nouvelles d’Italo Calvino, Cosmicomics, dans lesquels de véritables données et découvertes scientifiques sont augmentées de fictions poétiques drôles. L’exploration et la redécouverte de ce que l’on pense connaître par des points de vue inattendus, le fait de traiter de choses sérieuses avec poésie et humour sont des axes importants que nous voulions d’emblée préserver dans notre écriture.

            Suivant le fil de cette « Redécouverte du monde », nous avons songé au très connu Petit Prince de Saint-Exupéry ; et nous nous sommes dit : « retroussons-le ! ». Le Petit Prince, plein de naïveté et d’innocence, découvre en voyageant des choses qu’il ne connait pas, mais dont il parvient immédiatement à comprendre l’importance, empruntant des cheminements de pensée inhabituels. Nous en avons fait un Gros Prince misanthrope, aigri et usé par la vie, qui, ne bougeant jamais de sa « planète », donnerait son avis sur tout ce qu’il ne voit et ne comprends pas. Et si l’on veut voir dans la figure du Petit Prince une projection de ce que serait l’âme d’enfant de Saint-Exupéry, le Gros Prince serait l’ethnocentré intégriste et primaire qui sommeille potentiellement en notre cœur.

            Nous avons fait le choix d’écrire à deux cette partition que nous nourrissons avec ce qui anime le monde aujourd’hui. Cette rencontre entre un homme et son Gros Prince est donc fruit de la rencontre entre nos deux écritures, et de celles de nos révoltes et de nos amours, de nos colères, de nos peurs et de nos joies.

 L’équipe

Ulysse Barbry

            Très jeune, Ulysse Barbry développe un goût prononcé pour la création, qui l’a petit à petit amené à se confronter à différentes disciplines artistiques. En 2007, il intègre la Classe Intensive d’art dramatique de Gaëtan Peau à Delaury Formation, où il passe deux ans. En 2008, il est pris au Conservatoire du XVème arrondissement de Paris, où il suit pendant deux ans les cours de Liza Viet et d’Alain Gintzburger. En 2009, il réussit le concours d’entrée au cycle spécialisé de l’ESAD. En 2010, il intègre le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dans la classe de Daniel Mesguich. En parallèle de sa seconde année au CNSAD, qu’il fait dans la classe de Jean-Damien Barbin, il joue pour Rêve Général!, compagnie vosgienne dirigée par Marie Normand. A la fin de l’année 2012, il entreprend  la création de Hic sunt Leones , afin de pouvoir initier de nombreux projets et faire ses propres mises en scène. Au-delà du jeu et de la mise en scène, il accorde beaucoup d’importance à la pratique d’autres formes d’expression, comme la danse, les marionnettes, la musique, l’écriture, le cinéma.

Nicolas Bossu

            C’est au collège puis au lycée que Nicolas Bossu découvre le théâtre, notamment via les cours de Delaury Formation à Bourg-la-Reine. De 2007 à 2010 il fait partie de la Classe intensive de Delaury Formation avec comme professeur Gaëtan Peau. En 2009 il joue le rôle d’Hamlet dans une mise en scène de la pièce de Shakespeare par Gaëtan Peau présentée au ciné 13 Théâtre, et tient le rôle de Pisthétaïros dans Les Oiseaux d’Aristophane, mis en scène par Coline Rosdahl, présentée au festival d’art de rue d’Aurillac en aout 2009. En 2010 il joue le rôle du Duc dans Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, mis en scène par Gaëtan Peau, et présentée au ciné 13 Théâtre, puis repris à l’Agoreine à Bourg la Reine en décembre 2010. Il entre en septembre 2010 au Conservatoire du VIIème arrondissement de Paris, avec Daniel Berlioux comme professeur, et y termine actuellement sa deuxième année de second cycle. En septembre 2012, il interprète « Mr.Ernwest » dans Bourbon sanglant , court-métrage réalisé par Ulysse Barbry.

Hic sunt Leones

A l’âge des explorations par bateaux, certains cartographes européens embarqués pour faire le tracé des nouveaux continents annotaient parfois leurs travaux de remarques surprenantes. Ainsi, j’ai un jour découvert une carte étonnante d’un homme ayant fait le tour de l’Afrique par voie maritime. Ayant tracé le détail des côtes,  la silhouette de ce continent y était tout à fait reconnaissable ; au milieu, là où il n’avait pas mis les pieds, le papier demeurait vierge, laissant une tache blanche au cœur des terres. L’auteur, plutôt que d’indiquer que personne n’avait encore été en reconnaissance dans cet endroit, ou qu’il ne savait ce qu’on y trouvait, inscrivit: Hic sunt Leones, soit Ici vivent les Lions en latin.

 Hic sunt Leones, c’est donc l’envie d’aller explorer ces continents inconnus, où l’on projette tant de peurs, de phobies, que de désirs. Aller réveiller les fauves qui sommeillent à la fois en nous et autour de nous. Hic sunt Leones, l’idée de rechercher inlassablement ce que nous n’avons pas encore trouvé.

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